septembre 25, 2021
Paris Street; Rainy Day by Gustave Caillebotte in The Art Institute of Chicago

Discussion de la rue de Paris; Jour de pluie par Caillebotte

Rue de Paris;  Rainy Day de Gustave Caillebotte à l'Art Institute of Chicago

Où? Galerie 201 à L’Art Institute de Chicago
Lorsque? 1877

Que vois-tu? Une rue animée et pluvieuse près de la gare Saint-Lazare à Paris. La toile est divisée en deux par un axe, un grand réverbère vert. Marchant à droite, au premier plan, un couple habillé à la dernière mode parisienne. Alors qu’ils marchent bras dessus bras dessous sous un parapluie, regardant du côté gauche de la toile, un inconnu les passe dos au spectateur. À en juger par la robe brune et la boucle d’oreille en diamant de la jeune femme, la paire est probablement de la classe supérieure. Les hommes du milieu semblent être habillés de la même manière.

Plus bas sur la toile se trouvent quelques traces de la classe ouvrière. Derrière le parapluie de l’homme, un peintre vêtu de blanc porte une échelle de l’autre côté de la rue. Derrière la femme, un boulanger regarde par la fenêtre. Deux chauffeurs de voiture sont visibles sur le côté gauche du réverbère.

Détail de la rue de Paris;  Jour de pluie par Gustave Caillebotte

Détail du peintre et du boulanger en arrière-plan

Passé: Exposé à la troisième exposition impressionniste en 1877, Rue de Paris; Jour de pluie a été célébrée par beaucoup. La scène naturelle d’une vraie rue parisienne peinte de façon réaliste rappelle l’intérêt de Caillebotte pour la photographie. Cependant, le style de la peinture ne peut être qualifié de entièrement réaliste ou académique.

Caillebotte présente une composition asymétrique inhabituelle et des figures coupées. Sur le côté droit de la toile, les jambes de l’homme et de la femme ne sont pas encadrées et l’étranger, dos au spectateur, est divisé en deux. Ce détail peut être négligé par les téléspectateurs modernes mais a été considéré comme radical par les contemporains de Caillebotte. La composition recadrée peut avoir été inspirée par son intérêt pour la photographie.

Doté de couleurs insaturées et d’une faible lumière, la peinture a une sensation sombre et lente. Montrant subtilement la division entre la bourgeoisie et la classe ouvrière, la palette de Caillebotte convient à la disparité redoutable qui est le plus fortement ressentie par les ouvriers.

Qui est Caillebotte? Gustave Caillebotte est né en 1848 à Paris et mourut à Gennevillers en 1894. Il grandit dans une famille aisée et commença à peindre dans l’atelier de Léon Bonnat. En 1873, Caillebotte commença ses études à l’École des Beaux-Arts et peu après fit la connaissance de Pierre-Auguste Renoir et Claude Monet.

Avec son argent, il a pu soutenir de nombreux artistes comme Edgar Degas, Camille Pissaro et Alfred Sisley. Bien qu’il n’ait pas participé à la première, Caillebotte a exposé huit peintures à la deuxième exposition impressionniste de 1876, dont l’une était Les grattoirs de sol dans le Musée d’Orsay. Le style académique de Caillebotte combiné à une influence impressionniste a produit un style d’art unique et moderne.

Les grattoirs de sol de Gustave Caillebotte au musée d'Orsay à Paris

Les grattoirs de sol de Caillebotte

Jamais vraiment attaché à un style de peinture, Caillebotte avait pour objectif de dépeindre la vie moderne pour ce qu’elle était vraiment au sens réaliste du terme. Néanmoins, une influence impressionniste est évidente dans ses coups de pinceau lâches et ses peintures «recadrées».

Fait amusant: Au rez-de-chaussée du bâtiment central en arrière-plan, il y a un panneau vert «pharmacie» avec des lettres jaunes. Aujourd’hui, le même bâtiment, situé entre la rue de Moscou et la rue Clapeyron, possède toujours une pharmacie.

Écrit par Sabrina Tian

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